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Nos candidats sont en mission à travers le monde pour analyser, comprendre et découvrir la richesse des activités de l’énergie et de l’environnement. Ils s’engagent, comme tous les collaborateurs de GDF SUEZ, pour une énergie responsable.

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actuellement en France

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actuellement en France

Redecouvrons le GNL

17/12/2010

Petit problème : comment maintenir à niveau un actif vieux de 40 ans, en assurer la sécurité et la fiabilité, et en faire un atout stratégique desservant 6 États ? Nous tenterons de répondre à cette question en vous offrant un aperçu des défis auxquels sont confrontés les collaborateurs de Distrigas au quotidien et de la manière dont ils relèvent.

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L’exploitation et la commercialisation du GNL sont des activités à forte intensité capitalistique : le GNL représente 20 % à 25 % du total du chiffre d’affaires de GDF SUEZ en Amérique du Nord, bien que Distrigas emploie seulement 80 salariés (contre 2 000 pour GSNA).

Le terminal méthanier d’Everett n’est donc pas seulement un actif stratégique important de GDF SUEZ, il est également, et peut-être avant tout, essentiel au secteur gazier et à l’économie de la Nouvelle Angleterre* :

  • Distrigas approvisionne la plupart des installations d’écrêtement des pointes de demande* de Nouvelle Angleterre ;
  • Distrigas est l’unique fournisseur de la principale centrale de la région (30 % de l’électricité de Boston et de la couronne) ;
  • la Nouvelle Angleterre se trouve à l’extrémité des réseaux de pipelines américains (qui partent du Golfe du Mexique) et canadien ; Distrigas joue donc un rôle essentiel en termes de réalimentation du système et de maintien de pressions adéquates permettant une alimentation efficace des clients.

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Le terminal d’Everett fournit quotidiennement 20 % du gaz de Nouvelle Angleterre, et 40 % lors des pics de consommation. Son impact est donc énorme et déterminant pour toute l’économie de la Nouvelle Angleterre. Et cette situation fait du terminal d’Everett certes le plus ancien et le plus petit, mais également le plus actif de tous les terminaux méthaniers nord-américains.

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Paradoxalement, il existe une opposition politique au terminal d’Everett, à Boston et dans les environs, et il a même été question de fermer le site. À cela, trois raisons : le terminal est proche de la ville ; les méthaniers sont de gros navires et ils transitent au cœur même de la ville ; et la population est mal informée : elle ne sait pas ce qu’est le GNL et notamment quels sont les risques. C’est ce qui explique le renfort de sécurité déployé lorsqu’un méthanier entre au port.

C’est également pour cela que sécurité et rentabilité sont essentielles au succès du terminal. Le problème le plus ténu serait exploité sans merci par les opposants au GNL.

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L’importance stratégique du terminal est telle qu’il ne peut s’arrêter : il fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Cette année, 66 navires ont accosté au terminal. Cela signifie un navire tous les 5 à 6 jours. Ce qui veut dire également que les personnels d’entretien et des opérations disposent chaque semaine de seulement cinq jours pour faire en sorte que tout se déroule conformément au plan, de l’arrivée au port du navire à la livraison aux clients.

Et ce n’est pas une mince affaire, en particulier dans la mesure où le remplacement de certains équipements, tels que les bras de déchargement, requiert plusieurs mois. Ceci implique :

  • que Distrigas dispose de pièces en quantités suffisantes pour remplacer les équipements critiques de l’installation et réagir immédiatement à tout problème ;
  • les salariés de Distrigas possèdent les compétences nécessaires à la reconstruction des équipements critiques du site ;
  • et que l’entretien préventif est une tâche essentielle : chaque élément est inspecté bien avant la fin de sa « durée de vie utile » et si nécessaire, remplacé.

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Le résultat : l’entretien correctif a été réduit de 80 % et ce terminal est exploité depuis plus de 40 ans sans incident majeur mettant en cause la sécurité. De fait, dans le secteur du GNL, la réputation de Distrigas GDF SUEZ en matière de fiabilité et de sécurité n’est plus à faire.

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Le secteur du gaz naturel liquéfié est étroitement lié à celui du gaz et de ce fait très dépendant du cours de celui-ci. Frank Katulak, Vice-président senior de GDF SUEZ Amérique du Nord a bien voulu s’entretenir avec nous de cette question.

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Pour l’instant, nous nous trouvons dans un environnement de prix bas en raison de l’augmentation de la production de gaz naturel et de gaz de schiste.

Frank Katulak, Vice-président senior de GDF SUEZ Amérique du Nord

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Aujourd’hui, les deux principaux défis sont le gaz de schiste* et la concurrence dans le secteur du GNL. Le gaz de schiste constitue un défi car il signifie que, subitement, il y a énormément de gaz à proximité (dans l’État de New York et en Pennsylvanie). Dans le secteur du gaz naturel liquéfié, la concurrence tire les prix à la baisse, ce qui a des répercussions sur le chiffre d’affaires et les bénéfices de Distrigas. Ces deux défis menacent Distrigas : s’il s’avère que le gaz de schistes ou d’autres installations de GNL (Canaport ou Northeast Gateway, par exemple) peuvent répondre aux besoins du marché américain, le GNL de Distrigas pourrait devenir inutile ou trop onéreux.

Mais Distrigas n’est pas sans atout pour relever ses défis :

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Nous occupons deux niches sur notre marché : Le gaz naturel représente environ 40 % de la production électrique de la région, et il n’existe pas vraiment d’alternative concrète aux installations GNL.

Frank Katulak, Vice-président senior de GDF SUEZ Amérique du Nord

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  • le terminal est implanté au cœur de son marché et en aval des goulots d’étranglement des pipelines (contraintes) ;
  • le coût de ses opérations est faible parce qu’il est en exploitation depuis 40 ans, de sorte que l’essentiel de l’équipement est complètement amorti ;
  • il dispose de contrats d’approvisionnement à long terme favorables, qui lui assurent du travail pour au moins une décennie ;
  • sa crédibilité est indubitable, car le site a toujours été sûr et fiable.

En outre, la grande majorité des projets actuels de pipeline liés à la production de gaz de schistes sont à destination du Golfe du Mexique pour réalimenter le réseau, ou d’autres marchés (New York). Boston reste donc « isolée » et il n’existe pas de grand projet de desserte du nord-est car les nouveaux projets sont difficiles à réaliser en Nouvelle Angleterre, en raison notamment d’une mentalité du type « pas de ça chez moi » : la région n’est pas très industrialisée et les gens ne souhaitent pas qu’elle le soit.

Enfin, et ce n’est pas là le moindre problème, se pose la question des prix du gaz. M. Katulak explique qu’il est certain que les cours se redresseront et que l’avenir du gaz est brillant : 45 % de la production électrique américaine provient de centrales à charbon vieillies, qu’il faudra fermer et remplacer par le combustible fossile le plus efficace et le plus écologique dont nous disposions à ce jour : le gaz naturel.

The Golden Eyes

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* La Nouvelle Angleterre dans l’ensemble américain

*Ecrêtement de pic : une installation d’écrêtement de pic est d’ordinaire utilisée par période de grand froid, lorsque la demande de gaz naturel aux fins de chauffage excède la capacité disponible des pipelines.

*Le gaz de schiste est une forme de gaz naturel produite à partir des schistes (roche d’aspect feuilleté). (Wikipedia)

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3 commentaires sur cet article

  • corine


    20/12/2010

    Very interesting question, and explanations; it’s a really good subject to focus on. You are always GREAT! You deserve your vacation to rest up, you’ll be back « on top » on January, we are looking forward to reading you again.

  • simulation rachat de credit


    19/02/2011

    Merci d’avoir un blog interessant

    • The Golden Eyes


      22/02/2011

      Merci à vous, nous tentons de poursuivre dans cette voie!

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    ÊTRE UTILE AUX HOMMES