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Pingoo et le projet de desalinisation de l’eau dans l’Etat du Victoria |
11/03/2011 |

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Par The Golden Eyes
Le projet de désalinisationdansl’Etat du Victoria, à Melbourne, est l’un des plus importants du genre, etsuscite de ce fait un vif intérêt auprès du public. Les pouvoirs locaux, la presse et la société civile se demandent en quoi cela consiste et quelles seront les retombées d’un tel projet sur leur vie quotidienne. Voici la petite histoire de Pingoo le pingouin et de ses inquiétudes par rapport à cette usine, afin d’illustrer les grandes questions qui se posent à propos des usines de désalinisation et les réponses apportées par les sociétés qui en assurent l’exploitation. |
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Pingoo, qui vit sur l’île de Philip, a entendu dire que la plus grande usine de désalinisation de l’eau de mer de l’hémisphère Sud allait être construite à proximité. Il s’inquiète donc des éventuelles retombées d’une telle usine.

« Une usine de désalinisation, pour quoi faire ? »
- Lorsque le projet a été arrêté par les autorités de Victoria en 2007, la situation dans cet Etat était des plus critiques : la sécheresse qui sévissait depuis 10 ans avait fait baisser le niveau des réservoirs au quart de leur capacité environ et la ville de Melbourne en consommait environ 7 % par an. Il était donc devenu vital de trouver une autre source d’eau potable et il fallait agir de suite.
« N’existe-il pas d’autres solutions ? »
- La première action du gouvernement a consisté à mettre en place un plan à long terme pour l’eau, accompagné de plus de cent mesures visant à sécuriser l’approvisionnement en eau et à assurer une croissance durable au cours des décennies à venir. L’une de ces actions consistait à réduire la consommation d’eau par le biais d’économies d’eau en utilisant le bon sens commun. La consommation a ainsi baissé de 10 % environ depuis 2000. Mais ce n’était pas suffisant et l’objectif demeurait toujours de trouver une nouvelle source d’eau potable. Le recyclage de l’eau était une autre des options possibles. Mais Pingoo, serais-tu prêt à boire de l’eau recyclée ? Les autorités du Queensland, alors confrontées au même problème, ont posé la question à leurs concitoyens. Or, même dans une situation aussi critique, les gens ne pouvaient se résoudre à boire de l’eau usée qui aurait été recyclée. Les autorités de l’Etat du Victoria ont alors décidé de construire, sans plus tarder, une usine de désalinisation, la seule solution à leur disposition qui permette de garantir un tiers de la consommation d’eau annuelle de Melbourne à partir d’une source qui soit totalement indépendante de la pluviométrie.

« Pourquoi ici ? » se demande Pingoo, effrayé à l’idée que cette immense usine ne vienne polluer son milieu naturel.
- Wonthaggi était le meilleur emplacement, principalement au regard des questions d’environnement :
1. La qualité de l’eau était parfaite : elle nécessitait donc moins de filtration, ce qui réduisait par conséquent la consommation d’électricité.
2. Le courant et les vagues sur cesite en particulier étaient notamment suffisants pour garantir que la saumure (à savoir l’eau de mer très salée qui ressort de l’usine) se disperserait rapidement, minimisant ainsi son impact sur la flore et la faune marines.
3. Le site n’est pas trop éloigné des installations existantes d’alimentation en eau de Melbourne et du réservoir de Cardinia dans lequel l’eau est pompée, ce qui, à nouveau, permet de réduire la consommation énergétique.
« Est-ce que je risque d’être aspiré dans les canalisations, avec mes amis les poissons ? »
- L’eau de mer est extraite de l’océan par un tunnel de 1,2 km, à une vitesse très lente, inférieure à 0,15 m/s, soit plus lentement que la vitesse de déplacement d’une tortue. Rien n’est donc « aspiré » dans les structuresd’arrivée. De même, l’entrée du tunnel est équipée d’une « grille » de protection pour éviter qu’un « objet solide » ne pénètre à l’intérieur. Pas d’inquiétude de ce côté-là, Pingoo ! Nous t’invitons à regarder notre vidéo sur le fonctionnement de l’usine pour en savoir plus !
« Mais la saumure va polluer l’eau et tuer les poissons ! »
- Pour 2 litres de liquide qui pénètrent dans l’usine, il en ressort 1 litre sous forme d’eau désaliniséeet 1 litre dont la concentration en sel est multipliée par deux. C’est ce qu’on appelle la saumure qui retourne dans l’océan en empruntant un tunnel de sortie de 1,5 km de long, installé par 23 mètres de fond. A cette profondeur, d’importants courants sous-marins se chargent de diluer le sel en quelques secondes et l’eau retourne donc dans les bas-fonds, à environ 100 m du point de déversement, ce qui neutralise l’impact de sa concentration en sel.

« Les usines de désalinisation sont trop gourmandes en énergie. Si cette usine ne pollue pas, c’est la centrale électrique qui polluera. »
- La consommation d’énergie est le principal problème lié aux usines de désalinisation. Celui-ci a toutefois été considérablement réduit grâce aux progrès de la technologie (membranes à faible consommation d’énergie et dispositifs de récupération énergétique). De plus, l’alimentation électrique de la centrale ne proviendra que d’un fournisseur d’énergie renouvelable : toute l’énergie consommée par l’usine proviendra de nouveaux parcs éoliens et de centrales hydroélectriques récemment mises en service et raccordées au réseau.
« La communauté vit du tourisme. Cette usine va définitivement gâché le paysage et les touristes ne viendront plus. »
- La préservation du charme du paysage a toujours été au centre des préoccupations de la communauté. Si bien que l’intégration de l’usine de désalinisation dans le paysage côtier a été au cœur des priorités des sociétés. La conclusion est que l’usine ne sera en fait visible de nulle partcar elle sera en majeure partie souterraine. Elle sera en outre recouverte d’un toit végétal composé à partir d’espèces endémiques. Le projet s’accompagnera également de l’un des plus vastes programmes de réhabilitation écologique de l’Etat, qui se traduira par la plantation de plus de trois millions d’espèces végétales et de 150 000 arbres sur le site afin de dissimuler les installations en surface. C’est ainsi qu’un nouveau parc côtier verra le jour, sillonné par un réseau de 8 km de voies piétonnes, cyclables et équestres.
http://www.aquasure.com.au/
1 commentaire sur cet article
corine
16/03/2011
So interesting, very good brief on an exciting project.
So back in France, with a huge six months background for further activities.